Electric Château – Francofolies de Spa 2015

electric chateau

Nous avons eu le plaisir d’interviewer le groupe Electric Château .

Pour ceux qui ne connaissent pas, Electric Château est un groupe de rock. Appelez leur musique « royalty rock’n roll ». Sur un ton moqueur, Electric Château déflore tout ce qui touche aux grandes fortunes, aux nobles et à la royauté. Le temps est venu de parler des problèmes des riches. Et aussi d’écrire quelques chansons d’amour…

  1. C’est la première fois que vous vous produisez aux Francofolies de Spa, comment vous sentez-vous à quelques heures du concert ? 
 En fait, je suis musicien pour pas mal d’autres groupes, du coup je joue tous les ans aux Francofolies de Spa. Donc je sais ce que c’est, je connais bien ! Maintenant, c’est vrai que c’est la toute première fois avec Electric Château, on joue sur une petite scène intérieure qui est la scène du « Centre Jeune ».
C’est chouette, on commence vraiment au plus bas de l’échelle, on espère gagner en années où l’on pourra jouer sur de plus grandes scènes si on fait ça bien (rire).
  1. Comment s’est fait la rencontre avec les membres du groupe?
C’est un projet un peu particulier, je jouais dans un groupe de rock qui s’appelait « Dallas Explosion » en Belgique. Le groupe s’est séparé, je suis parti vivre un peu à Londres où j’ai écrit pas mal de chansons, je faisais des concerts solo dans les clubs. Un moment je suis rentré en Belgique, j’ai enregistré ce qui est devenu le 1er EP du groupe Electric château qui s’appelle « Noblesse Oblige », qui au départ était enregistré pour le fun. Ensuite je l’ai proposé à mon ancien éditeur de l’époque, qui l’a bien aimé vu qu’il a bien voulu le signer (rire). Ca a fini par sortir et alors un mois avant les premiers concerts, j’ai dû trouver des membres pour jouer avec moi sur scène, car l’Ep avait juste été enregistré avec moi et un batteur de studio.
Je crois que l’envie de ce projet-là, était vraiment de faire du rock « classieux », c’était en tout cas ce que je m’étais fixé comme objectif, tout en ayant comme ligne conductrice de parler des problèmes des riches.
  1. On ressent de l’ironie et du second degré dans vos textes, êtes-vous comme ça dans la vie ?
J’aime bien en tout cas ce côté de « on peut rire de tout » et souvent l’humour est le meilleur remède à la morosité ambiante. Je suis comme ça dans la vie, et c’est pour ça que jusque-là ça marche bien dans le groupe. Je prends tout sur le ton de l’ironie, de la blague. Mais tout en faisant croire aux gens que je suis vraiment comme ça, que le soir je rentre à Monaco dans ma grande maison (rire).
   3bis. Tu as vraiment créé un personnage ?
Oui, c’est chouette de créer un personnage, car ça permet vraiment de rentrer dans un rôle. Quand je monte sur scène, je ne suis pas Geoffrey, je suis le noble qui vient parler des problèmes de ses congénères.
  1. Electric Château, c’est original et intriguant, pourquoi avoir choisi ce nom de groupe/ de scène ?
À la base le projet s’appelait « Château », après on a ajouté « Electric » un peu plus tard, déjà pour qu’on soit plus facile à trouver sur internet pour commencer (rire). J’avais envie d’un mot français, l’album s’appelle « Noblesse Oblige », qui est clairement français. J’aime bien ce côté de faire croire tout et n’importe quoi aux gens. D’ailleurs ce matin des journalistes nous ont demandé s’ils devaient faire l’interview en français ou en anglais, parce qu’ils pensaient qu’on était vraiment anglais.
  1. Dans cet EP « Noblesse Oblige », vous abordez le thème de la richesse, de la noblesse et de la royauté sur un ton plutôt moqueur. Vous décrivez d’ailleurs votre musique comme du « royalty rock’n roll ». Pourquoi ce choix ? 
Pour moi, ce que veut dire le terme « royalty rock’n’roll », c’est vraiment du rock on ne va pas vous mentir. On fait du rock avec des guitares électriques, mais on a envie d’une petite touche de classe. Quand on arrive sur scène, on avait envie que ce soit joli, j’aimais bien ce terme. J’imagine quand je fais de la musique, e finis moi-même par tomber dans le panneau, je vois le mec qui rentre dans son château, qui a une super bonne installation et qui allume ses bougies, son feu de bois et qui écoute « électrique château » avec ses convives en offrant du caviar. J’ai envie que ce soit du rock qu’on puisse écouter avec un très bon verre de vin et pas avec une bière plate.
  1. On ressent une certaine nostalgie et une influence du rock des années 60/70, notamment dans votre clip « King’s Shilling ». Est-ce que ce choix de direction musicale était voulu ? 
Pour parler pour pour moi-même, on est dans la génération Instagram, on fait des photos avec des Iphones ensuite on ajoute des filtres pour faire croire que ça a été fait avec un vieil appareil photo. C’est la génération dans laquelle on est, et je crois qu’en terme de musique et de la manière dont tout est enregistré sur l’EP, j’aime beaucoup le fait de combiner les nouvelles technologies avec des vieux trucs qui sont prouvés pour être efficaces et intemporels.
Quand je fais de la musique, clairement mes influences sont celles des années 60/70, je m’y sens bien, ça me rappelle mon enfance. Même si je ne suis pas né dans les années 60 (rire). Je le dis dans la bio, je suis nostalgique d’une époque que j’ai pas connu, mais je crois qu’on est tous  là-dedans. C’était mieux avant et on doit tout faire pour que demain on arrive à faire aussi bien, voire mieux.
  1. Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

     On a 3 dates cet été, parce qu’on est en studio en train d’enregistrer ce qui va être le 1er album du groupe. On prend notre temps, pour que ce soit vraiment bien fait, on n’a pas envie de se précipiter. On y va à notre aise mais on espère que ce sera un truc qui va changer la face du monde de la musique telle qu’on la connait aujourd’hui (rire).
BE MUSIQUE :
  • Artiste belge que tu écoute :Hummm… Kris Dane, j’adore son album qui a un peu aussi une qualité intemporelle.
  • Facebook ou twitter :Facebook, Twitter j’ai toujours pas compris le fonctionnement.
  • Un endroit dans le monde où tu aimerais jouer :Je veux vraiment jouer à Tokyo, et je ferai tout pour y aller. Il parait qu’il y a la fête de la bière, qui est organisée par les brasseurs belges et ils invitent les groupes pour aller chanter là-bas deux fois par an. Alors c’est mon objectif c’est d’aller chanter à la fête de la bière à Tokyo (rire).
  • Duo avec artiste belge :  J’aimerais faire une sorte de chanson complètement ovni avec Jan Fabre. Il nous montrerait ses insectes et moi je ferais des accords de guitare (rire).

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Milla Brune

Précieuse Milla Brune Bruxelles renferme un tas de trésors. Parmi eux, une petite perle de soul et de jazz répondant au doux nom de Milla ...